Un immense merci !

Après une licence de Sciences du langage durant laquelle j’ai passé quelques concours un peu en touriste, j’ai dû me résoudre à passer par la case prépa pour me donner le plus de chances possible d’entrer en école d’orthophonie. Mes a priori et moi redoutions l’esprit de compétition et l’individualisme. Pourtant, j’ai été très agréablement surprise par le DU orthophonie de Paris 13 ! Toute préparation sérieuse à ces concours réputés très difficiles requiert beaucoup de travail personnel, mais l’équipe pédagogique nous a très rapidement fait comprendre que c’est ensemble que nous réussirions (notre devise : nous contre le reste du monde !).

Le faible effectif de cette prépa permet une réelle cohésion et une entraide à mon sens nécessaire à l’obtention de ces concours. L’exemple par excellence de ce travail d’équipe est pour moi la culture générale : cette matière était vraiment ma bête noire. J’étais désemparée face à l’étendue de ce que nous devions savoir pour les concours, je ne savais pas par quel bout commencer…  La professeur de culture générale (notre sauveuse <3) répartissait chaque semaine le travail de recherche à effectuer pour la semaine suivante sur un grand thème, que nous mettions ensuite en commun. Résultat : au lieu de se noyer seul sous une masse d’informations toujours grandissante, nous avons ciblé les données les plus pertinentes et décuplé nos forces !  Il en va de même pour les autres matières. Là où vous n’êtes pas très à l’aise, une camarade saura vous aider, et inversement. Les profils des étudiantes étant très variés (sortie du bac, deuxième année de prépa, après une licence ou un master, en reconversion professionnelle), chacune apportait sa connaissance pour construire un savoir commun décuplé.

La préparation aux oraux était très complète : exploration des motivations, structuration de notre discours, travail sur notre présentation, exercices techniques en tous genres. Nous avons commencé à nous y préparer dès le début de l’année, ce qui nous a permis de nous familiariser avec cette épreuve parfois très déroutante. Puis, juste avant la période des oraux, nous avons eu un stage intensif de préparation à l’oral sur une semaine. La prof était très informée du déroulement des épreuves en fonction des villes, et nous a préparées à toute éventualité. De mon point du vue, la réussite aux exercices techniques relève d’un conditionnement, et cette préparation nous a vraiment exercées à cette gymnastique mentale, à être très réactives et faire des propositions tout de même logiques lorsqu’on ne connait pas la réponse attendue (on ne peut jamais tout savoir…). Résultat : aucun exercice, aucune question ne m’a déstabilisée lors des oraux, j’étais parée ! Restait simplement le stress à gérer…

Par ailleurs, nous avons eu la chance de rencontrer de nombreuses professionnelles, ce qui nous a permis de ne pas perdre notre objectif de vue, de nous remotiver dans les moments difficiles et d’approfondir nos connaissances sur le métier d’orthophoniste. Ces concours sont difficiles et demandent toute notre concentration mais il ne faut pas voir qu’eux.  Comme quand on apprend à faire du vélo, si l’on regarde ses pieds on tombe, il faut regarder là où l’on va pour avancer !!

En tant que primante j’avais peur de ne pas réussir à avoir d’école après une seule année de prépa, mais je me suis accrochée et j’ai eu 4 écrits sur 7 passés. Le premier oral que j’ai passé était Paris. C’était mon premier choix, je m’étais donc mis une pression supplémentaire. L’efficacité de la préparation à l’oral s’est confirmée, malgré quelques boulettes dues au stress. L’attente m’a paru interminable, mais après à peine 2 semaines, j’apprenais que j’étais admise à Paris ! Ô joie !!! Après avoir crié ma joie et mon soulagement à qui voulait l’entendre, j’ai tout de même passé l’oral de Caen prévu deux jours plus tard. Beaucoup moins stressée, j’ai quasi parfaitement réussi les exercices techniques. J’ai dit au jury que j’étais admise et que j’irais à Paris (ils m’ont félicitée !). J’ai finalement été admise sur liste complémentaire à Caen. Je n’ai pas passé les oraux de Tours et Lille, parce que j’étais heureuse que ce soit fini, d’une part, et pour laisser toutes les chances aux autres candidates d’autre part.

Pour achever ce roman, j’adresse un immense merci à cette prépa dont toute la richesse réside à mon sens dans la qualité de son équipe pédagogique toujours à l’écoute et stimulante, son faible effectif, l’entraide qui en découle, la variété des profils des étudiantes, et bien sûr le taux de réussite défiant toute concurrence !

Julie

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A propos L'équipe pédagogique du DU orthophonie

Les responsables de la préparation aux concours d'orthophonie de l'université Paris 13
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