UN MERCI BORDELAIS

L’aventure commence en terminale, quand (pourtant à fond dans la préparation de mon bac ES) je m’apprêtais à passer 1 ou 2 concours d’orthophonie juste « pour voir ». Voir du vocabulaire inconnu qui me faisait sourire dans un amphi de la fac de Lille, voir le chrono s’accélérer beaucoup trop vite à Paris, et voir cette foule de candidats. On voit tout ça, l’envie de faire ce métier est si forte, pourquoi ne pas foncer ?

Je décide de passer l’entretien au DU de Paris 13 courant juin après mes épreuves du bac, et c’est une vraie catastrophe ! Je me plante en culture G (je partais de loin à ce niveau là), c’est sans surprise que je découvre que je n’y ferai pas ma préparation. Je décide donc de me tourner vers une prépa privée sur Paris que je commence en septembre 2015. Le ton est donné dès le début : rythme intensif. Je côtoyais plus le Petit Robert que mes propres amis (grosse erreur que je ne comprendrai qu’en deuxième année). Je pense qu’il faut vraiment que vous trouviez votre équilibre entre le travail et vos moments de plaisirs en famille et avec vos amis. Écoutez-vous, sortez, aérez-vous l’esprit, vous serez d’autant plus performants en bossant ensuite et ça vous motivera à l’être (j’étais en week-end au ski avant de passer Bordeaux l’an dernier, et me voilà ici aujourd’hui). Malgré tous mes efforts, les résultats tombaient un à un et après 13 concours de passés, c’était 13 défaites pour moi.

Alors c’est reparti pour un tour, et pourquoi pas retenter l’entretien de ce fameux DU dont je lisais les témoignages et qui avait l’air de relever des miracles ? Cette fois, j’y arrive et je suis d’emblée retenue pour intégrer leur promo de l’année : je suis de nouveau pleine d’espoir. Je prends alors confiance en moi et je m’y remets avec toujours le même objectif en tête : décrocher un concours cette année. Au sein de ce DU, l’objectif nous a très vite toutes rapprochées et l’ambiance n’était pas du tout la même qu’en première année. Pas d’esprit de compétition comme j’avais détesté, mais une réelle cohésion de groupe. Toutes aussi différentes les unes que les autres, c’est ensemble pour la plupart que nous avons eu cette chance de voir notre rêve se réaliser. Ensemble certes, mais aussi avec l’incroyable équipe de professeurs que je ne remercierai jamais assez pour leur soutien. Ils nous ont poussé à y croire tout au long de l’année, et ça n’a pas de prix. Les cours de culture G et le vocabulaire, les cours de grammaire, la préparation à l’oral : tout vous y prépare d’une manière très juste. J’ai trouvé mon équilibre et en ayant cours 3 jours par semaine seulement, cela vous laisse le temps de bien enrichir vos connaissances, de vous organiser, d’approfondir vos cours, de vous entraîner le tout toujours avec les livres Vuibert que je vous conseille vivement. Je passe 10 villes cette fois, et je comprends qu’il est important de bien cibler les révisions en fonction de chaque concours, de bien refaire les annales car d’année en année l’esprit de chaque ville reste sensiblement la même, et ça aide !

Les résultats tombent au fur et à mesure, et mon nom est sur la liste des 300, puis des 180 admis à l’oral de Bordeaux, la ville que je rêvais de décrocher! Choix final, entre Paris (d’où je viens), Caen et Bordeaux : j’écris ce témoignage depuis le sud. Je n’y croyais pas sur le coup, je n’y crois toujours pas aujourd’hui. Mon année 2017 a été riche en émotions, émotions que je dois en grande partie à cette préparation et l’équipe qui la tient.

Un grand merci depuis l’école d’Orthophonie de Bordeaux où je vais passer 5 ans pour être diplômée d’un métier dont les valeurs sont incroyables, valeurs qui résonnent au sein de ce DU.

Léa

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A propos L'équipe pédagogique du DU orthophonie

Les responsables de la préparation aux concours d'orthophonie de l'université Paris 13
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